Pierre Jean Chapuis

 

C’est l’histoire d’un savant. Très savant. Sa vie durant , il a observé les puces.

Sentant sa fin prochaine, il décide de consigner par écrit ses découvertes. Pour

faire progresser la science.

Quand on dit à la puce de sauter, écrit-il dans son carnet, elle saute. Mais si l’on arrache les pattes à la puce et qu’on lui dit de sauter, elle ne saute plus.

En conséquence, note ce savant : lorsque la puce n’a plus de pattes, elle devient sourde .

 

Cette petite histoire, comme tant de d’autres plus ou moins longues me ravit.

Chaque conteur entretient avec les contes, de toutes tailles et de toutes origines, des liens d’intimité. Bien sûr, certains sont plébiscités, tant le charme qu’ils exercent est universel. Mais se crée vite pour tout conteur un cercle grandissant de contes amis, de contes-histoires. 

Et comme avec les amis, c’est parfois selon l’humeur, que l’on choisit de raconter telle histoire. D’ailleurs, est-ce bien toujours nous qui la choisissons ? Il arrive que les amis s’imposent …

Le conte est rentré dans ma vie lorsque j’ai atteint l’âge de la retraite.

De façon inattendue, la curiosité a vite fait place à l’envie d’avancer dans ce monde inépuisable.

Le conte parle de nous en permanence, et ceux qui le relèguent aux amusements d’enfants font preuve de jugement hâtif.

Après quelques années de pratique, je mesure combien transmettre une histoire participe à la construction et au renforcement du lien entre les personnes.

Des tous petits aux … moins petits !

Aller vers les autres et tirer de son sac des histoires, parfois je me demande qui est le plus heureux : le public ou le conteur ?

Et quand les 2 partagent le plaisir, alors là, quelle fête !

Attiré par l’écriture de récits de vie et d’histoires où s’entremêlent faits réels et situations imaginaires, j’apprécie le travail en collaboration étroite avec les autres membres du groupe, Claudine aux mots, Anne au chant et Robert à la musique.

Pour finir, une petite phrase pour les septiques :

L’homme descend-il du singe ou du songe ?