Rose

ROSE

Rose. Il y a celui qui monte aux joues d’une jeune fille en fleur et
> > qui colorerait même sa vie entière pourvu qu’un homme la prenne dans
> > ses bras pour lui parler tout bas.
> > Rose. Il y a celle qui éclot dans les jardins comme dans les buissons
> > de ronce, celle qui embaume mais blesse, celle qui fane et sèche puis
> > se dénude sous le vent, corolle envolée, éparpillée, le velours devenu
> > écorce friable, papier froissé. En retour il y a celle qui cristallise
> > les rêves éphémères dans des pétales de gypse, rose des sables née de
> > l’haleine chaude du désert. Il y a aussi la rose des vents qui
> > renferme toutes les directions et désorientations des girouettes affolées.
> > Et puis il y a Rose, une femme, née rose sauvage pour mourir rose des
> > sables. C’est sa vie que l’on se propose d’effeuiller, du bout des
> > doigts agiles du musicien, du bout de la langue fleurie du conteur, du
> > bout des lèvres vibrantes de la chanteuse

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